Régis DERICQUEBOURG

Cette communication se situe dans le champ des études sur les religions de guérison, un objet social dont nous avons que nous avons construit en en établissant le type idéal.
En effet, l’Alliance Universelle est un mouvement guérisseur fondé autour d’un personnage de type mystagogue qui passe au prophétisme après avoir inventé et enseigné une doctrine religieuse conformément au processus que nous avons décrit dans un article consacré à la notion de mystagogie chez Max Weber (Dericquebourg, 2001).
Georges Roux, appelé de manière caricaturale : « Le Christ de Montfavet » et ses disciples ont considéré que sa doctrine est chrétienne. Dans un article de la revue Messidor (n° 11-12, 25 octobre 1952, réimpression de l’Alliance universelle), un suiveur s’adresse au lecteur par un appel intitulé « A toi chrétien ». À la manière des « prophétesses » du Moyen Age (qui n’en étaient pas au sens wébérien) et qui rappelaient au clergé son devoir de ramener le peuple à l’usage des vertus, il tance les chrétiens : « Chrétiens, les temps sont les mêmes. Jésus ne vous a-t-il pas donné la loi ? Or aucun de vous n’observe la Loi (p.39) ». Il les exhorte à retrouver la fraternité, la guérison et les vertus sur lesquelles G. Roux insiste. En écrivant : « Et les disciples de Moïse, les disciples de Jésus, les disciples de Georges sont tous des chrétiens, dans la mesure où ils observent, dans sa vérité, la loi de Dieu donnée par le Christ », il situe bien son engagement spirituel dans le christianisme. Les Cercles de disciples qui se sont formés autour de lui se sont qualifiés de chrétiens : l’Agence chrétienne d’information (1950, de manière informelle puis déclarée en 19541), puis l’Église chrétienne universelle (officialisée par un enregistrement à la Préfecture d’Avignon le 10 février 1954, puis à la Préfecture de Paris en octobre 1954).
Avec l’Alliance universelle qui a succédé à celle-ci (1983, déclarée comme association culturelle et non cultuelle), le qualificatif chrétien a disparu et, actuellement, les fidèles se qualifient volontiers de christiques, ce qui n’est pas le synonyme de chrétien.
Or, l’enseignement de Georges Roux contient des éléments qui semblent issus de l’ésotérisme gnostique plus que du courant chrétien même on prend celui-ci dans un sens libéral. Naturellement, le christianisme n’est pas une marque déposée, Il y a des christianismes (par exemple : trinitaires et non trinitaires, il en existe aussi des différenciations issues d’interprétations divergentes de versets des Écritures. Jean Pierre Laurant évoque un ésotérisme chrétien (Laurant, 1992)
Toutefois, il existe des limites au-delà de laquelle nous n’avons plus affaire à une doctrine, ni à une pratique chrétienne. Une seconde révélation peut apporter à un christianisme de base des éléments qui en feront un syncrétisme plutôt qu’une nouvelle compréhension du christianisme. On trouve le cas des Églises syncrétiques africaines ou asiatiques. De la même façon, la référence à des Évangiles apocryphes dans une doctrine pose un problème par rapport à ce qu’on considère comme une tradition chrétienne.
Dans cette communication, je souhaite donc faire le point sur les idées et les pratiques qui s’entrecroisent dans le rouxisme.

1. Aspects ésotériques de l’enseignement de G. Roux.

Plusieurs aspects de l’enseignement de Georges Roux semblent liés à une perspective ésotérique. On les trouve dans sa conception de l’âme, de la place du Christ dans la cosmogonie, dans on roman : Paroles du guérisseur et dans son régime alimentaire. Dans cette communication, nous nous limiterons à l’examen de ce dernier.

D’emblée nous pouvons faire ces constations.

- En premier lieu, le régime alimentaire préconisé par le prophète de Montfavet ne repose pas sur des interdits «sacrés» issus d’une lecture d’Ecrits fondateurs telle l’interdiction de consommer du sang ou la viande de certains animaux dont le sociologue et l’ethnologue trouvent des causes sociales (Durkheim,1994),(Claude Rivière,1997).

- Il n’est pas non plus le prolongement de l’hygiénisme du 19 ème siècle qui a influencé par exemple : les « Councels on diet and food » de Ellen White ou encore les conseils alimentaires de Joseph Smith figurant dans « doctrine et alliances », (tous deux reçus lors de vision extatiques (E. White en 1873 ; J. Smith le 27 février 1833 selon Massimo Introvigne, (Introvigne, 1991). Lesquels furent imposés plus tard aux fidèles (obligations).

- Il ne convoque pas non plus un ethos de la modération tel que Gilbert Vincent (Gilbert Vincent, 1996) le repère dans la frugalité protestante.

La diététique de Georges Roux est tout autre. Elle repose à la fois sur un lien corps-âme-nature qu’on qualifierait actuellement de holiste et sur une anthropologie. Elle a pour but de modifier le corps « nourri de vie, mâchant avec application » afin de rendre celui-ci à « son état de l’origine » pour que « Ton âme retrouve l’état de la Grâce et prête à Connaître Dieu, si ce n’est fait déjà par la confiance en mes paroles du « journal ». Et rendue enfin au désir du Père et à substance de fils de Dieu, te voici maître de son âme, de tes passions et de ton corps à même de guérir» (Parole du Guérisseur. p 220). On ne sait pas si l’état de l’origine est celui de l’enfance ou celui de l’homme à la Création mais on repère là un équivalent des nourritures satviques, celles qui sont légères pour l’esprit et qui n’entravent pas le travail spirituel. On retrouve cette perspective chez les spirites et chez L. Antoine, le fondateur de l’Antoinisme (Dericquebourg, 1993). Pour ce dernier, certaines nourritures possèdent des fluides «tirant la spiritualité vers le bas » alors que d’autres la «tirent vers le haut». G.Roux ne se situant pas dans le courant de l’idéalisme philosophique, le corps est, pour lui matériel et cette matière est en interaction avec l’âme. En agissant sur le corps via une réforme de l’alimentation, il serait possible d’agir sur l’âme, sur les passions et sur les idées.

Quel est donc le bon régime ? Pour G. Roux, l’homme est frugivore. Il doit donc manger des fruits bien mûrs et crus avec des oignons, de l’ail et de l’huile d’olive. Il peut aussi manger un peu de pain. Bien que ce régime soit végétarien, l’homme est autorisé, pendant l’hiver, à absorber un peu de viande crue saignée et éviscérée bien qu’elle soit considérée comme un poison que le corps se hâte d’éliminer. Il doit l’avaler un peu sur un mode phobique comme on avale une potion amère. Il peut aussi consommer un peu de miel, des noix et des amandes. Sa boisson est l’eau pure. Il faut éviter les pommes de terre avant l’âge de cinq ans car c’est un poison, Il en va de même pour les choux. L’homme doit éviter les matières grasses, l’abus de sel, le tabac, les boissons alcoolisées, le thé, les fritures et les conserves.
Ceci rappelle les « Counsels on diet and food» de Ellen White (1827-1915) ( Richard Lehman, 1987), fondatrice de adventistes qui ne sont pas fondées sur une lecture biblique2, la santé n’ayant jamais été au centre de sa piété, mais sur un hygiénisme préexistant (comme chez Charles Finney (1792-1875) néanmoins moderne à son époque puisque Ellen White participe au « Mouvement de réforme sanitaire » (Health reform) de la seconde moitié du 19 ème siècle avec le Docteur Kellog. Mais G. Roux ne vise pas le même but même s’il dit que grâce à une meilleure alimentation la vie pourrait être plus longue.
Au premier abord, elle concernerait plutôt l’ethos moral de la modération selon l’expression de Gilbert Vincent, cité plus haut mais cela est démenti par le fait qu’on trouve chez lui une préoccupation de la nourriture et non une prise de distance par rapport à celle-ci.
En second lieu, on peut imaginer que le choix d’une conduite alimentaire qui se démarque de l’alimentation habituelle et consensuelle au nom d’un choix spirituel contribue à recadrer le croyant quotidiennement dans son appartenance religieuse.
Mais il y a plus. Le régime de G. Roux n’éloigne pas la nourriture de la vie mais il fait penser à celle-ci quotidiennement, un peu à la manière des personnes qui doivent éviter certains aliments (« se méfier ») dans le cadre d’un régime alimentaire médical. Je pense à ceux qui sont allergiques à certaines molécules présentes dans la nourriture habituelle.
En troisième lieu, G. Roux veut restituer une double harmonie entre l’homme et la nature car 1) physiologiquement l’homme serait un végétarien et plus précisément un frugivore ; 2) la nature est censée fournir ce qui est nécessaire à sa perfection. L’être humain ne doit consommer que ce qu’elle donne et dans l’état où elle le donne. La transformation industrielle des ressources alimentaires est exclue. De manière sous-jacente, on trouve chez G. Roux, l’idée d’une symbiose homme-nature qui est le fondement de la santé et du perfectionnement spirituel. Il en découle un écologisme : mettre fin à la dénaturation de l’alimentation par le système industriel qui a participé au saccage du Paradis terrestre que Dieu a donné aux hommes. Nous retrouvons ici l’idée chère à Paracelse (1493-1541) selon laquelle le monde temporel tel que nous le voyons est un monde déchu.
Il n’a pas gardé sa nature primitive. D’yliastrique, il est devenu cagastrique3. (Koyré, 2007)).
Nous pouvons déjà faire quelques remarques. En premier lieu, on trouve chez G. Roux un écologisme qui constitue un écart par rapport aux religions. En effet, pour Jean Séguy (Séguy, 1993), il n’existe pas de religion qui représente un idéal des rapports positifs entre l’homme et la nature. Dans le christianisme, l’écologie apparaît plus dans des spiritualités comme celle de François d’Assise que dans les théologies4. Dans les premières, il ne s’agit que d’une idéologie de la gérance responsable de la nature (avoir soin de la création que Dieu a donnée) et la perfection du rapport homme-nature ne peut-être atteinte que dans la « consommation eschatologique des choses » c’est-à-dire dans le paradis restauré. En second lieu, l’idée d’une harmonie entre l’homme et la nature, apparaît dans le courant de pensée transcendantaliste issue de la pensée de Ralph Waldo (1803-1882) ou de David Henri Thoreau5 (1817-1862). Ce dernier enseigne une éthique de l’harmonie selon laquelle les humains cherchent la loi dans la nature et imitent ce qu’ils y trouvent (Catherine Albanese, 1993).Nous ne trouvons pas exactement cela chez G. Roux mais ce dernier propose une éthique semblable qui est une éthique de perfectionnement via une symbiose homme-nature et via le respect de la nature nourricière ; ce que l’on pourrait appeler avec Francis Martens (Martens, ) une « diététique » ou « cuisine de Dieu ».
En troisième lieu, on trouve dans cette conception l’idée gnostique d’une perfection ancienne que l’homme a perdue et qu’il peut, et même, doit retrouver (Paroles du guérisseur. P. 253, Mission Divine p.57) grâce à un chemin spirituel et en particulier chez G. Roux grâce à la prière (Paroles du guérisseur p. 254). Cette perspective est accompagnée d’une utopie rétrogressive, celle d’un état parfait d’autrefois. Ainsi, «L’homme primitif connaissait Dieu » et le connaissant, «il savait par quelle osmose les sucs de la terre formaient sa chair, elle-même nourriture de l’âme» (Paroles du guérisseur, p.120) et il préparait son « être parfait » dans la condition terrestre (Paroles du Guérisseur, p. 121). Pour G. Roux, la matière qui était un engrais pour développer l’âme a été perdue. Il existait une chimie alliant la matière à l’esprit que l’homme séparé de Dieu ne connaît plus. L’auteur nous invite à la retrouver. Cette symbiose avec la «nature» (ou du moins avec la représentation qu’en a Georges Roux) est digne d’une conception naturo-spirituelle de Paracelse.
Nous n’avons pas le temps de l’évoquer mais, le régime alimentaire au service de la santé et aussi de la spiritualité est apparu chez d’autres auteurs du vingtième siècle. Ces régimes étaient parfois agrémentés d’un « jeûne purificateur » qui est absent chez G. Roux.
En somme, l’harmonie Nature-âme-corps, le sentiment de la nature, la reconstruction de l’homme parfait des origines s’écarte du christianisme et se rapproche du transcendantalisme et du gnosticisme.
Un autre aspect qu’on pourrait qualifier de gnostique chez G. Roux réside dans sa conception de l’âme.
A la naissance, l’homme n’est pas doté d’une âme. Il possède seulement un germe d’âme qu’il peut développer ou non (en fonction de la loi de liberté). Elle est qualifiée aussi de « parcelle de lumière divine » (Mission Divine p. 59). L’homme peut la développer grâce à la prière et aux guérisons qu’il réalise pour les autres, la cure spirituelle étant plus utile au guérisseur qu’au malade. Le développement de l’âme conduit à la perfection.
Au moment de la mort, l’âme a une destinée qui est fonction de son degré d’évolution. 1) Si, elle a achevé son développement, que son porteur est devenu un être rayonnant d’amour et ayant obtenu des guérisons, qu’il a éveillé chez d’autres le besoin de développer leur âme, elle devient un esprit à l’image du créateur et en union avec lui. Peu de gens atteignent cet état. 2) Si l’âme a commencé à s’éveiller sans se développer autant que dans le premier cas, elles ne sont pas considérées comme des âmes accomplies mais comme des matrices particulières (elles forment une sorte de limbe) et elles dépendent de l’évolution générale des hommes et des liens qu’elle ont tissés avec chacun. 3) Le germe d’âme de ceux qui n’ont vécu sur la terre que pour la terre (la matérialité) ne s’est pas développé. Il est alors refondu dans le grand Tout (sauf s’ils sont aimés par quelqu’un qui éveille son âme). D’où l’idée d’une réincarnation sans individuation (sans conscience de soi) car un germe de ce tout va être réinsufflé à un nouveau né. Cette conception de l’évolution de l’âme est éloignée d’un christianisme qui garantit le salut de l’âme grâce au rachat des péchés par le Christ ou qui a gagné son salut grâce au respect d’une éthique de salut révélée dans l’ancien testament et renouvelée par le Christ. On ne trouve pas non plus d’attente de la résurrection et de la restauration du Paradis pour tous les sauvés. Le salut qui consiste donc à devenir un parfait (pur esprit à l’image de Dieu) via des retour au Grand Tout fait penser au mysterium magnum de Paracelse( « le centre de l’incréé du monde dont tout découle, le germe qui cache en lui toutes les possibilités qui seront réalisées plus tard »…(Koyré, p. 51).

Conclusion.

Comme je l’ai dit plus haut : il existe plusieurs autres aspects gnostiques chez G. Roux. Je pense notamment à sa conception du christ et à son roman Journal du guérisseur qui raconte symboliquement la germination d’une âme chez Jean Lunel, le personnage central du récit. J’ai souhaité simplement le montrer à partir de son régime alimentaire d’obédience paracelsienne destiné à faire des Parfaits, des êtres passés de l’état cagalstrique à l’état ilyastrique d’autrefois et d’avant la Chute. Pour revenir à la sociologie des Eglises de guérison mentionnée dans notre introduction, nous estimons que l’alchimie nature-corps-esprit telle que nous l’avons relevée s’inscrit dans la perspective de Meredith Mc Guire (McGuire, 1996) qui est celle-ci :
« Notre discipline doit non seulement considérer que l’esprit, le corps et la société sont reliés, mais encore les reconceptualiser en tenant compte de leur profonde interpénétration, c’est-à-dire comme s’ils formaient un phénomène quasi unitaire ». En effet, l’alliance nature-corps-esprit constitue chez Gorges Roux le fondement doctrinal d’une pratique de guérison et d’une voie du salut.

Bibliographie.

Albanese C. (1993) La Religion de la nature en Amérique, In Religion et écologie, Danielle Hervieu Léger ed., pp 111-125, cf p.115.
Dericquebourg R. (1993). Les antoinistes, Turnhout, Brépols.
Dericquebourg R. (2001). “Mystagogie et religions de guérison : Max Weber revisité”. Archives de Sciences Sociales des Religions, n° 113, janvier-mars 2001.
Durkheim E. (1994). Les formes élémentaires de la vie religieuse, Paris, P.U.F., pp. 428-433.
Introvigne M. (1991). Les Mormons, Turhnout, Brepols, p.119-120.
Koyré A. (2007) Paracelse, Paris, Allia, p.56.
Laurant J.P. (1992). L’Esotérisme chrétien en France au XIX ème siècle, Lausanne, L’Age d’Homme.
Lehman R. (1987). Les Adventistes du septième jour, Turnhout, Brépols, p. 76-79,
McGuire M.(1996) ; Religion and Healing the Mind/Body/Self.In Social Compass 43 (1), 1996,pp 101-116. l’auteur fait allusion à son article de 1990 : “Rematerializing the Human Body in the Social Sciences of Religion”, Journal for the scientific Study of Religion, 29 (3),pp. 283-296.
Martens F. (1977). « Diététhique ou la cuisine de Dieu ». – Communications (Paris) 26, p. 19-45
Rivière C. (1997). socio-anthropologie des religions, Paris, Colin, p. 35).
Séguy J. (1993). Christianisme et environnement naturel, In Religion et Ecologie (Danielle Hervieu Léger ed., Paris Cerf,p.77-109.
Veyne P. (2007). Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Paris, Albin Michel. P.175,p.182.
Vincent G. (1996). Des mots et des mets. Protestantisme et frugalité. Social Compass 43 (1), 1996, Mars, pp.27-45.

1 En septembre 1953, elle fait paraître le mensuel Lumière à Toulon,. En octobre 1953, elle publie un autre mensuel : « Le Témoin de la vie ».

2 Sauf indirectement par le créationnisme et une espérance eschatologique différée comme le propose Jean Séguy dans son chapitre de Religion et écologie, Danièle Hervieu-Léger ed.) Paris, Cerf, 1993, p.90.

3 Chez Paracelse est yliastrique : ce qui est essentiel à la vie de l’homme tel l’organe du cœur. Est cagastrique : ce qui orne l’homme : poils, cheveux, mamelles. L’iliastrique symbolise la vie de l’esprit. Le cagastrique symbolise la matière réelle ou apparente, la vie de la partie animale en l’homme. Après la chute, Adam est devenu plus cagastrique qu’iliyastrique.

4 Y a t il aussi une compassion chrétienne envers les animaux chez l’Empereur Constantin converti au christianisme lorsqu’il fait interdire les sacrifices païens d’animaux en 323 ? (Paul Veyne,2007)

5 Voir Le tourment que G.Roux a eu après avoir tué un lapin et D.H. Thoreau qui disait que son estime baisse quand il va à la pêche. On trouve la même prudence envers le respect de la nature et avec ce que l’homme peut en prélever pour vivre. Thoreau préconisa le végétarisme sans le pratiquer lui-même assidûment.

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