Régis Dericquebourg

La France est probablement, avec la Chine, un des pays qui luttent le plus intensément contre les non-conformismes religieux et, par contagion, contre les nouvelles thérapies et les médecines alternatives soupçonnées d’entraîner les patients vers les sectes. Les attaques n’épargnent pas les universitaires qui travaillent sur ce terrain1.

Les membres des groupes religieux minoritaires, les médecins alternatifs, les psychothérapeutes subissent des attaques brutales : délations, diffamations, licenciements2.

Dans les domaines où la concurrence est vive (la formation continue, l’action éducative sur le terrain3, les affaires, la vie professionnelle4, l’Université), l’arme de la délation sectaire — vraie ou diffamatoire, via la rumeur ou via les ligues anti-sectes — est utilisée. S’y ajoutent les harcèlements administratifs et fiscaux envers les mouvements religieux listés dans le Rapport Guyard-Gest (Les témoins de Jéhovah, le Mandarom, Invitation à la vie, l’Église évangélique de Besançon). Dans l’ensemble, la presse et une large partie des Français trouvent cela normal5. Seule la loi About-Picard, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale française6, et qui permettra l’éradication des groupes religieux minoritaires en France, a suscité des indignations car le délit de manipulation mentale (inspiré du délit de plagio7) qu’elle instaure sera applicable aux Églises établies et à des organisations profanes.



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